Virus typographique 2/2

Portraits ratés à Sainte Hélène est un court-métrage d’animation réalisé par Cédric Villain, qui a été récompensé au festival d’animation d’Annecy cette année.
Le scénario est basé sur l’histoire de Napoléon Bonaparte pendant son exil sur l’île de Sainte Hélène jusqu’à sa mort.
L’animation visuelle est plutôt minimaliste avec un traité graphique simple quasiment pictographique.
J’aime beaucoup ce principe qui permet d’illustrer très simplement (et avec humour) des faits historiques. Si les cours d’histoire avaient été enseignés de cette manière, j’aurais peut-être moins de difficultés à obtenir le camembert jaune au Trivial Pursuit.
Le court-métrage est disponible sur Dailymotion et sur le site de l’auteur.
Au début je pensais que c’était juste un bug, le genre de truc qui arrive quand on bidouille son gestionnaire de polices et le dossier “Fonts” de Windows. Puis après plusieurs redémarrages, je suis arrivé à la conclusion que j’étais infecté par un virus qui parasite toutes mes typos.
Mon bureau ne ressemble à rien, mes conversations MSN sont illisibles, l’explorateur Windows est une énorme blague.
Je posterai d’autres captures (très graphiques)… plus tard.
Semaine “Festival d’animation” à Annecy, l’occasion de voir un maximum d’images animées en un minimum de temps (entre les cours et le projet).
Ce soir je suis allé voir Peur(s) du Noir, un regroupement de 6 courts-métrages en noir et blanc réalisés par des graphistes / illustrateurs / auteurs de bandes dessinées : Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Richard McGuire et Lorenzo Mattotti.
Le court métrage de Burns reste bien dans l’esprit de sa bande dessinée “Black Hole” : des histoires d’adolescents, de griffures bizarres, d’infections… Le style est impeccable et l’animation 3d (cell shading je crois) ne dénature par les illustrations.
Par contre un peu de mal avec les animations de Pierre Di Sciullo qui visuellement étaient en décalage par rapport aux 5 autres courts. J’ai eu l’impression d’assister à une démonstration d’interpolations de formes sous Flash avec en fond sonore, une voix-off monocorde qui raconte ses peurs. Plutôt moyen même si j’aime beaucoup certaines de ses réalisations typographiques.